mardi 24 novembre 2009

Il rentre à la vie après 23 ans de coma "végétatif"

Dopo 23 anni di coma "vegetativo", si torna a vivere


"Non mi scorderò mai del giorno in cui hanno scoperto ciò che non andava bene in me - era la mia rinascita". Così parla Ben Houben, belga di 46 anni, risvegliato dopo 23 anni di coma detto "vegetativo" grazie al dottor Laureys, capo gruppo di ricerca del "Coma Science Group" e del dipartimento di neurologia all'Università di Liege in Belgio. Con questo ci torna in mente l'esecuzione sentenziale lo scorso 9 febbraio di Eluana, mentre ci chiediamo se non serve di avvertimento ai militanti del "diritto a morire nella dignità" che, con le loro decisioni, privano del diritto alla vita a qualcuno che un giorno potrebbe tornare a vivere e ad amare se stesso così come è.



« Je n’oublierai jamais le jour où on a découvert ce qui n’allait vraiment pas en moi – c’était comme ma seconde naissance. (…) Je veux lire, parler avec mes amis via l'ordinateur et profiter de ma vie maintenant que les gens savent que je ne suis pas mort. » Il s’appelle Ben Houben, belge aujourd’hui âgé de 46. Alors qu’il n’avait que 20 ans en 1983, un accident de voiture l’a plongé dans un coma profond que les médecins par erreur ont défini de végétatif. Il était bien conscient malgré la paralysie générale dont il était victime.

Le retour à la vie de Ben Houben est une nouvelle d’envergure mondiale qui non seulement redonne espoir à notre monde ultrapessimiste, mais aussi suscite pas mal d’interrogations. Alors que les mouvements pro life e ceux qui promeuvent le droit de mourir dans la dignité se multiplient, l’on ne peut ignorer que la science, par le fait même qu’elle est en évolution, ne maîtrise toujours pas l’être humain dans toute sa complexité.

Le retour à la vie de Ben Houben fait renaître dans nos esprits la douleur de « l’exécution médicale » le 9 janvier dernier de Eluana Englaro, cette jeune italienne qui après un tragique accident de la route, est restée en état de « coma végétatif » jugé irréversible par les médecins. A la demande de ses parents, la Cour d’Appel de Milan a tranché en faveur du débranchement d’Eluana, sentence exécutée en février dernier. Dans une lettre ouverte adressée aux hautes autorités de la république italienne le 4 mars 2004, la famille Englaro a évoqué « le droit à la liberté de thérapie » pour exiger le débranchement de la sonde qui maintenait leur fille en vie ; car pour eux elle n’était plus capable ni de vouloir ni d’entendre. Aujourd’hui le cas de Ben Houben ne nous oblige-t-il pas à plus de prudence quand à la mise à mort volontaire éventuelle de personnes jugées en état de coma « permanent » ou « irréversible » ?

samedi 7 novembre 2009

Les droits de l’homme sont-ils synonymes d’anti-religion ?


E se i diritti dell'uomo fossero irreligione?

Lo scorso 3 novembre, la Corte dei diritti umani di Strasburgo ha condannato l'Italia per la presenza nelle aule delle scuole pubbliche del crocifisso. Secondo i giudici europei, la presenza dei crocifissi nelle aule scolastiche è "una violazione della libertà dei genitori ad educare i figli secondo le loro convinzioni e della libertà di religione degli alunni". Questa sentenza ci porta a chiederci se i genitori credenti non hanno anche il diritto di educare i figli "secondo le loro convinzioni". Mentre il governo e politici italiani vedono nei crocifisso un simbolo dell'identità storica e culturale del paese, la Corte europea dei diritti umani ci spinge a chiederci se i diritti ci sono per i soli non credenti oppure se la religione è nemico dei diritti umani...


Mardi 03 novembre 2009, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Etat italien, coupable de conserver les crucifix dans les salles de classe. Le raisonnement étant qu’il s’agit d’une disposition « contraire au droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion ». Et si l’on retournait un tout petit peu ce raisonnement en faveur de ceux des parents qui voudraient justement que leurs enfants suivent des cours dans une salle ayant un crucifix, question de les familiariser avec un trait culturel et religieux éminemment important pour leur vie ? Au fond, tout se passe comme si les parents croyants ou respectueux d’un trait identitaire de leur nation n’ont pas non plus des droits !

Pour qui jouent les droits de l’homme en Union Européenne : les adeptes du laïcisme exclusif comme seule possibilité de vie commune dans les Etats démocratiques ? les adeptes de la laïcité comme principe de gouvernement et de législation de ces mêmes Etats démocratiques ? les personnes qui n’ont absolument rien à voir ni avec la religion ni avec tout ce qui se rapporte à des vestiges d’une tradition judéo-chrétienne et culturelle reniée, sévèrement combattue et à laquelle il ne reste plus qu’à porter le coup de grâce ? Tout porte à croire que les termes laïcité, sentiment anti-religion et droits de l’homme vont de pair ; tandis que le sentiment religieux ou la pratique religieuse est synonyme d’opposition aux droits de l’homme. Ne sommes-nous pas entrain d’aller vers la radicalisation de l’intolérance ? voire vers un monde où, au nom de la laïcité, le sentiment anti-religion des gestionnaires du pouvoir finira par renier toute dignité humaine aux croyants au nom de la défense de ces mêmes droits de l’homme ? N’est-ce pas une manière à peine voilée de montrer que la religion et tout ce qui s’y rapporte est contraire aux droits de l’homme et donc mérite d’être banni de la société humaine ?

On pourrait également se poser la question pour qui joue la démocratie aujourd’hui ? Autant le citoyen athée ou croyant a des droits, autant aussi le citoyen croyant jouit de ces mêmes droits. L’un des principes fondamentaux de la démocratie est le gouvernement de la majorité. Et si l’on essayait d’en référer à tous les citoyens italiens à travers un référendum ou même au parlement, il est certain que la majorité aujourd’hui penserait que le crucifix a encore sa place dans les lieux publics, non pour affirmer la suprématie d’une religion, mais comme l’a dit la ministre de l’instruction publique, Mariastella Gelmini, "la présence de crucifix en classe ne signifie pas l’adhésion au catholicisme, mais c’est un symbole de notre tradition".

lundi 26 octobre 2009

Après le synode, la Bonne nouvelle

Dopo il sinodo, si ritorna con il lieto messaggio

Durante l’Angelus di domenica 25 ottobre 2009, il Santo Padre è tornato a parlare dell’ottimo lavoro compiuto dai Padri sinodali dopo tre settimane di comunione ecclesiale. Il Pontefice ha invitato i figli dell’Africa a pregare e ad essere “il sale della terra” perché il lieto messaggio riportato da Roma produca molti frutti per tutto il Continente. Da tutto questo ci preoccupa una cosa: gli insegnamenti di questo sinodo non rimangano senza effetti concreti e i cristiani – nei rispettivi paesi dove vivono - siano i primi costruttori della giustizia, della riconciliazione e della pace.


Le Saint-Père Benoît XVI a célébré ce dimanche 25 octobre 2009 en la Basilique Saint Pierre de Rome, la messe de clôture de la deuxième Assemblée Spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques. Après trois semaines de prière et de travail intense, le Pape, lors du traditionnel Angelus, est revenu sur la portée du message final solennellement acclamé par l’assemblée vendredi 23 octobre 2009. Pour le Saint-Père, « c'est un Message qui part de Rome, siège du Successeur de Pierre, qui préside à la communion universelle, mais qui prend son origine en Afrique, dont il recueille les expériences, les attentes, les projets, et retourne maintenant en Afrique, apportant la richesse d'un événement de profonde communion dans l'Esprit-Saint. »


Parti de l’Afrique avec ses réalités effectives, ce message y retourne pour apporter aux fils de ce continent la communion et la solidarité de toute l’Eglise. L’interpellation des fidèles africains de ce dimanche par le Pape vise à préparer l’accueil da l’exhortation apostolique, qui - nous l’espérons - portera bien plus de fruits que Ecclesia in Africa dont l’enseignement n’a pas été suffisamment mis en valeur. Alors que le synode vient de prendre fin, déjà naît dans nos esprits une question préoccupante : Comment traduire en actes ce synode sur la justice, la réconciliation et la paix ? Autrement dit, comment faire en sorte que les beaux enseignements qui en résulteront ne restent pas lettre morte ?


En confiant à la prière des frères et sœurs Africains l’œuvre des Pères synodaux afin qu’elle porte du fruit, le Pape a en effet ajouté : « je vous encourage par les paroles du Seigneur Jésus : soyez le sel et la lumière de la terre africaine bien aimée ! ». Il faut que les chrétiens, prêchant par l’exemple, soient ceux par qui se construira une Afrique paisible, juste, réconciliée avec elle-même. Que des pays où le christianisme est la première religion en chiffres soient le creuset de la paix pour qu’on n’assiste plus à des lynchages ethniques et tribaux ni à l’exclusion politique et religieux ; et que les premiers à combattre la corruption soient justement les chrétiens.